Suites de Yangas…

10 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Bon… Voici la suite.

Comme je disais, j’ai rencontré des gens extraordinaires. Pour commencer, j’ai travaillé dans les champs avec Alexandrina, Francine, Monique et Colette.

Alexandrina est une mère péruvienne d’une quarantaine d’années qui travaille aux champs depuis qu’elle est préado. Elle fait le programme pour les cours d’alphabétisation et, surtout… le tricot.

Francine et Monique sont deux québécoises qui font partie d’un voyage de coopération internationale organisé par ARO International. Francine et Monique ont travaillé aussi fort sinon plus fort que moi à cueillir et transporter des laitues et à désherber. En passant, Francine a une soixantaine d’années et Monique a 76 ans! Toute une leçon d’humilité pour le petit jeune que je suis!

Colette a, elle aussi travaillé très fort avec nous dans les champs. Elle est l’organisatrice de ARO qui est un ONG québécois qui ne reçoit pas de subvention de qui que ce soit. C’est cet organisme qui organise et défraie la construction du four à pain et à qui on doit l’initiative des cours d’alphabétisation/tricot. Ils ont apportés avec eux d’innombrables articles (vêtements, savons, laine, jouets, etc.) pour les gens d’ici.

Ah oui… Avant que j’oublie… Je me suis fait donné une raclée par les jeunes de 8 à 12 ans au futból. Ils sont très impressionnants. Je leur ai légué un ballon, particulièrement au jeune qui m’en a passé un entre les jambes.

Jour 3 dans le Pérou reculé : J’étais supposé de faire une entrevue d’une heure ce matin. Cependant, en dedans de 10 minutes, une brume digne du film de Stephen King du même nom s’est abattue sur nous. Je me suis donc dirigé, après le déjeûner [!], à la boulangerie en construction. Je suis arrivé sur le tard car il ne restait qu’une heure de travail que j’ai fait comme un gars de la voirie. Bon… Dans les faits, les péruviens ne voulaient pas que l’on fasse de la maçonnerie… Donc on a charroyé de la brique, fait de belles tours comme des blocs Lego, rempli quelques chaudières d’eau et regardé les péruviens travailler… Sans commentaires. Après, fête à El Olivar pendant que je faisais la fameuse entrevue qui a finalement duré plus de 90 minutes. La prise de son était terrible car le bruit ambiant se propageait très facilement dans le champ de brocolis où on était. Donc on se faisait interrompre à tout bout de champ (héhéhé!). En passant, un champ de brocolis coupés accompagné d’un chien mort, ça pue! Des petits adieux et retour à Lima (deux heures sur un chemin pas très carossable) où je suis allé finalement mangé un soupe de soba avec des sardines tempura dans un resto japonais… Rien de trop beau pour la classe ouvrière.

En passant, le travail des femmes (volontaires ou non) aux champs est plus difficile que celui des hommes à la boulangerie! 😉

J’ai mis plusieurs nouvelles photos!

Il se pourrait que cela prenne un petit bout avant la prochaine entrée. Je retourne dans deux autres coins reculés du Pérou : Huaytara et Castrovirreyna. Je couche en famille d’accueil pour les deux prochaines semaines. Fini la grosse vie… et fini l’accès à Internet peut-être.


Commentaires

2 commentaires jusqu'à maintenant

  1. Stéphane Bourbeau on 11 juin 2010 7:30

    Vraiment intéressant ton récit / voyage, bonne continuation !

  2. Sith Lord on 11 juin 2010 22:47

    Entonces? Comiste o no comiste Cui? El guatón del medio? A que sabe? Y no me digas a pollo! ;p
    Muy buenas las fotos me gustan los nignos, siempre se ríen! Cuidate!
    xxx xxx

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