Rectification et cui!

14 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Bon… Mon dernier article était un peu exagéré, probablement sous le coup de l’émotion et du manque de sommeil.

Depuis que j’ai sorti mon super sac de couchage doublé d’un drap en soie (ben oui…), de mes sous-vêtements en laine en plus de mes bouchons pour les oreilles, je dors super bien. Je suis revenu le Eric de bonne humeur car je suis un peu plus dans ma zone de la douce incertitude.

En plus, peut-être pour une question d’adaptation, je mange relativement bien. Je suis cependant un peu crotté… Pas de douche… Court lavage à la débarbouillette… Je ne sens pas très bon. Mais ça, c’est plus pour les zôtres que pour moi.

Avec la famille d’accueil, il y a eu des hauts et surtout des bas. J’ai cependant acheté un sac de biscuits au chocolat et je les ai amadoués! Hmmmmm… Biscuits au chocolat…

Hier, il s’est passé plein de choses… Mais je vais laisser le suspense pour l’émission. Je peux cependant vous annoncer que je ne suis pas très habile au lasso… Hilarant!

Aujourd’hui, par contre, j’ai tué [aidé à] et mangé mon premier cui. Ça goûte le poulet en plus caoutchouteux et moins de viande… Pis ça fait « cui cui » des cuis. Je vous ai dit que ça se prononce « couil » (prononcez-le vite)?

De plus, juste avant, j’ai bu du lait directement du pie de la vache que j’ai traite moi-même. C’est bon — le lait, pas ma technique de traite! En plus c’est bon pour l’estomac il paraît!!!!!

Demain, je pars pour Castrovirreyna à 3000 quelques mètres d’altitude (allez… cherchez sur Google). Encore une fois, je n’ai aucune idée de la sorte d’accès à Internet que je vais avoir là-bas… Il se pourrait que je sois offline pour quelques jours. En espérant que mes intestins durent jusque là!!! Héhéhéhé!

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En famille d’accueil!

12 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Comme toutes les conditions ici, l’accès à Internet est lui aussi précaire.

Je vais donc faire vite.

La vie est très difficile. Les faits (pas du chialage) :
- Je dors par terre…
- C’est très froid la nuit (et je suis pourtant bien équipé et habitué de coucher dehors)…
- Je ne mange vraiment pas bien…
- Je travaille la nuit (de 23:30 à 8:30 pour irriguer des champs)…
- Le travail que je fais n’est vraiment pas efficace…

En ce moment, je ne suis pas dans la meilleure humeur, probablement dû à un sérieux manque de sommeil. Au moins, la digestion ça va. Je fais semblant d’avoir des maux d’estomac pour ne pas à avoir à tout manger car la bouffe n’est pas très bonne — et c’est un euphémisme… On me sert de la tisane pour mes « maux » mais, étrangement, ça ne marche pas!!! Je ne veux surtout pas les froisser… Héhéhé!

[Ils mangent plus qu'à leur faim en passant... Toute la famille est super bien nourrie en quantité.]

Le plus frustrant, c’est de voir comment les gens vivent ou travaillent. Avec les moyens qu’ils ont, ils pourraient faire beaucoup mieux. En voici un exemple : quand je pars en camping sauvage ou à Bicolline, mes conditions sont meilleures et ce n’est pas une question d’équipement ni d’outils mais seulement la façon de faire les choses. Je crois qu’ils ne savent tout simplement pas qu’il y a mieux. Enfin….. Ce n’est pas à moi à imposer ma vision et mes standards… Il faudra que je l’accepte…

Pour terminer sur les aspects plus négatifs, je crois qu’il y a comme un « froid » entre moi et ma famille d’accueil. Ce froid est certainement causé par mon espagnol – le plus d’intéractions que j’ai c’est avec la petite fille de 6 ans, on parle de plein de choses. Le señor me pose plusieurs questions délicates avec beaucoup d’insistance comme combien je gagnais, si j’ai une voiture, si elle est grosse, etc. Les 6 ou 7 premières fois, j’ai refusé de lui répondre mais je lui ai finalement donné un nombre assez bas, genre 70% de moins que mon vrai salaire. Depuis, je crois qu’il pense que je suis super riche car, même si je fais des comparaisons, il ne semble pas comprendre pas le concept du coût de la vie (et des taxes!)…

Mon humeur va sûrement m’améliorer dans les prochains jours. Des choses plus intéressantes au programme!

Au moins, je peux admirer les étoiles et j’ai une vue de la Voie lactée que nous n’avons pas dans l’hémisphère nord.

Aussi, on m’a présenté les célibataires du coin! Très typique et cocasse!

Plus de détails dans mon photoreportage si je suis capable d’ajouter des photos…

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Suites de Yangas…

10 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Bon… Voici la suite.

Comme je disais, j’ai rencontré des gens extraordinaires. Pour commencer, j’ai travaillé dans les champs avec Alexandrina, Francine, Monique et Colette.

Alexandrina est une mère péruvienne d’une quarantaine d’années qui travaille aux champs depuis qu’elle est préado. Elle fait le programme pour les cours d’alphabétisation et, surtout… le tricot.

Francine et Monique sont deux québécoises qui font partie d’un voyage de coopération internationale organisé par ARO International. Francine et Monique ont travaillé aussi fort sinon plus fort que moi à cueillir et transporter des laitues et à désherber. En passant, Francine a une soixantaine d’années et Monique a 76 ans! Toute une leçon d’humilité pour le petit jeune que je suis!

Colette a, elle aussi travaillé très fort avec nous dans les champs. Elle est l’organisatrice de ARO qui est un ONG québécois qui ne reçoit pas de subvention de qui que ce soit. C’est cet organisme qui organise et défraie la construction du four à pain et à qui on doit l’initiative des cours d’alphabétisation/tricot. Ils ont apportés avec eux d’innombrables articles (vêtements, savons, laine, jouets, etc.) pour les gens d’ici.

Ah oui… Avant que j’oublie… Je me suis fait donné une raclée par les jeunes de 8 à 12 ans au futból. Ils sont très impressionnants. Je leur ai légué un ballon, particulièrement au jeune qui m’en a passé un entre les jambes.

Jour 3 dans le Pérou reculé : J’étais supposé de faire une entrevue d’une heure ce matin. Cependant, en dedans de 10 minutes, une brume digne du film de Stephen King du même nom s’est abattue sur nous. Je me suis donc dirigé, après le déjeûner [!], à la boulangerie en construction. Je suis arrivé sur le tard car il ne restait qu’une heure de travail que j’ai fait comme un gars de la voirie. Bon… Dans les faits, les péruviens ne voulaient pas que l’on fasse de la maçonnerie… Donc on a charroyé de la brique, fait de belles tours comme des blocs Lego, rempli quelques chaudières d’eau et regardé les péruviens travailler… Sans commentaires. Après, fête à El Olivar pendant que je faisais la fameuse entrevue qui a finalement duré plus de 90 minutes. La prise de son était terrible car le bruit ambiant se propageait très facilement dans le champ de brocolis où on était. Donc on se faisait interrompre à tout bout de champ (héhéhé!). En passant, un champ de brocolis coupés accompagné d’un chien mort, ça pue! Des petits adieux et retour à Lima (deux heures sur un chemin pas très carossable) où je suis allé finalement mangé un soupe de soba avec des sardines tempura dans un resto japonais… Rien de trop beau pour la classe ouvrière.

En passant, le travail des femmes (volontaires ou non) aux champs est plus difficile que celui des hommes à la boulangerie! ;-)

J’ai mis plusieurs nouvelles photos!

Il se pourrait que cela prenne un petit bout avant la prochaine entrée. Je retourne dans deux autres coins reculés du Pérou : Huaytara et Castrovirreyna. Je couche en famille d’accueil pour les deux prochaines semaines. Fini la grosse vie… et fini l’accès à Internet peut-être.

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La vraie vie… à Yangas!

9 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Une courte entrée…

Je suis à Yangas depuis hier. Essayez de trouver le village sur Google Earth!

Jour 1 dans le Pérou reculé : un peu de construction dans une (l’) école de Zapan (encore une fois Google Earth). Béton (qui est beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup trop liquide mais si facile à couler) et pelletage. Comme on m’avait prévenu, on aime ça déplacer un tas de terre 3 fois! Au moins, c’est pour une bonne cause. Ils construisent un bâtiment pour héberger un four à pain industriel au propane. Ils vont pouvoir fournir toute la région en pain au lieu de l’importer de Lima.

Jour 2 dans le Pérou reculé : Charroyage de betteraves (10 minutes), cueillette de laituessss (1h30) et désherbage (2h30) à El Olivar… J’espère que vous appréciez votre laitue car c’est de la job! Ensuite, soccer (wouhou!) ou hutból comme ils le prononcent, un peu d’alphabétisation et du tricot. Je me suis essayé pour le tricot. Pas une expérience convaincante. Je fais dans le macro… Pas dans le micro! On a aussi eu droit à une fête. Les gens de l’équipe de tournage m’ont aussi fait une joke me demandant d’aller remercier le village/école au nom de l’équipe de télévision. Je n’étais pas supposé le faire (une joke) mais je l’ai fait pareil! Hilarant mon espagnol[!]

Les femmes ici ont beaucoup de courage d’affronter la vie comme elles le font… J’ai aussi rencontré des gens très intéressants.

De mon côté, la digestion va toujours bien (je touche (mange!?)) du bois à tous les jours.

Suite, avec photos, un peu plus tard quand je serai de retour à Lima. Je suis présentement sur un accès satellite à 120 kb/s (ce sont des bits, pas des octets) avec un délai > 1 sec.

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Mon photo reportage!

6 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Mon photo-reportage est publié! Lisez les légendes!

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Malgré la journée d’hier où je suis allé dans une centre jeunesse et un collège pour aider (ou plutôt me familiariser) avec le soutien à la recherche d’emploi pour les jeunes du nord-est de Lima (je crois) et où j’ai été submergé par tous les stimulis de la vie grouillante, mon «travail» de coopérant n’est pas encore réellement commencé.

En effet, aujourd’hui et demain, l’équipe (et moi-même) sommes dans un relatif congé. Relatif car certaines gens de l’équipe ont du boulot à faire… Contrairement à moi qui vient tout juste d’arriver, ils viennent de passer quelques semaines dans la jungle bolivienne et vont continuer leurs périples au Pérou, à Cuba et au Nicaragua pour quelques semaines encore. Ils ont besoin d’un peu de repos.

Ainsi, on l’a coulé très douce aujourd’hui : des visites dans les parcs de la capitale, du shopping dans un marché noir de Lima, une crème glacée digne du Tutto Gelato (ils n’accepte pas leur carte fidélité cependant) et un souper dans un des meilleurs restaurant de fruits de mer et de poisson du Pérou.

Bon… C’est quoi la passe du marché noir… Il s’agit d’un centre d’achat sur plusieurs étages où ils vendent des DVD/Blu-Ray bootleg de tous les films populaires, même ceux qui sont encore au cinéma (genre Shrek 4 et Prince of Persia par exemples), où on peut trouver des chaussures et vêtements griffés mais probablement faits par des enfants de 6 ans dans le fin fond du Bengladesh et, finalement, où des personnes techniquement très compétentes hackent des XBox 360 et des PS3 devant vos yeux en 6 minutes. Ouf… Je voulais voir s’ils avaient des jeux pour la XBox (originale) et les vendeurs de 16 ou 17 ans me disaient non avec un sourire en coin (genre t’es donc bien vieux!) Par endroit, cela me faisait penser aux rues du film Blade Runner.

Ceux qui me connaissent savent que je commence à apprécier le sushi uniquement depuis mon voyage au Japon et que je n’aime toujours pas vraiment le poisson ni la plupart des fruits de mer. Cependant, j’ai mangé un super-hyper-ultra bon ceviche : un Tiradito de la cumbre. Il n’était pas très traditionnel car il manquait les oignons et la marinade/sauce contenait du beurre et de la crème. Mais, d’après moi et mes compagnons de voyages, c’était le meilleur plat sur la table. J’ai fait suivre le tout par «una papillote de lubina» (une papillote de bar) et je peux vous avouer, aujourd’hui que j’aime dorénavant le poisson. OK… Pas tous les poissons mais je peux dire quand même que j’aime le poisson. Muy rico! Pour terminer le repas en beauté : un soufflé au chocolat. Pour paraphraser Dany, le caméraman : «un orgasme dans la bouche». Comme le titre de cet article le dit, grosse vie de coopérant. Mais ce ne sera plus comme ça dans les prochains jours.

Lundi, je pars pour Yangas où je vais aider dans la construction d’un four à pain et cueillir des céleris et faire les tâches ménagères de certaines femmes pour qu’elles puissent apprendre à lire et à écrire. Peut-être que le programme sera tout autre aussi. J’ai aussi bien hâte de goûter au cui – le cochon d’inde – un met très prisé ici.

Comme je le disais plus haut, hier je suis allé au nord-est de Lima dans un quartier plutôt défavorisé. Ce n’était pas un bidonville mais ce n’était pas le gros luxe non plus. On a tourné quelques séquences avec un super coopérant du Nouveau-Brunswick qui est déjà ici depuis un an et qui s’appelle Mike Cameron. Un très beau moment en sa compagnie. Je suis allé dans un marché(?! — un autre point exclarrogatif) sur les trottoirs d’une rue très passante. Lors du tournage d’une séquence, je me suis fait tâter la fesse droite par un garçon de 8 ans qui voulait «voir» ce qu’il y avait dans la poche. J’y avais mis mon dictionnaire français-espagnol. Il faut croire que c’était trop dur à sortir car il a continué son chemin en me regardant bizarrement. À la fin de l’après-midi, j’ai «subi» mon premier interrogatoire (entrevue). Ce n’était pas facile car le lieu choisi était très très particulier et venait jouer sur certaines cordes sensibles. Enfin… J’ai quand même vécu des choses assez spéciales que vous pourrez voir dans l’émission de télé!!!

Dernière chose au nombre de deux… Le(s) fruit(s) du jour. Primeramente : le lúcuma ou lukuma. Si vous y avez déjà goûté, pourriez-vous me dire à quoi ça ressemble SVP? Et non! Contrairement à l’article anglophone sur Wikipédia, cela ne goûte pas la patate sucrée et le sirop d’érable. J’en ai bu un grand verre ce matin – très riche – en plus d’une crème glacée. Ah oui… J’ai aussi mangé une grenadille (qui n’est pas son vrai nom). Goût = 6/10. Texture = -34/10, genre bave épaisse de tétards mélangée avec des pépins trop petits pour les cracher.

D’autres nouvelles et photos (je l’espère) demain!

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Arrivée au Pérou!

4 juin 2010 | Publié par Eric Chartré

Me revoici reparti à l’aventure.

Pour éviter d’inquiéter mes amis, ma famille et surtout… ma mère, je vais une fois de plus essayer de mettre à jour ce blogue de façon fréquente.

Comme vous le savez sûrement, j’ai été accepté comme coopérant pour un projet de coopération internationale organisé par une maison de production de documentaires de Montréal parmi 3000 candidats qui vont filmer l’aventure : Opération Solidarité. Je suis donc au Pérou en ce moment afin d’aider, autant que soit peu, les gens de là-bas (d’ici!? Tout est relatif!). Et, en bonus, je vais passer à la télé!

Pour commencer mes histoires de voyage, un peu de bitchage… Étrangement, même si je n’avais qu’une connexion aux États-Unis, on m’a fait passé par les douanes américaines… On m’a posé toutes les questions habituelles pour voir si je n’étais pas un méchant terroriste. Aussi, à la sécurité, on fait des fouilles manuelles… J’ai proposé à l’agent de faire un massage aux gens en même temps. Il va prendre ça sous considération car il semblerait que son métier ne soit pas payant. Enfin…

À Miami, il faisait orage… Donc 3 heures d’attente à l’aéroport en plus de passer proche de ne pas pouvoir atterrir. J’en ai profité pour lire un peu et parfaire mon plus que déficient espagnol. Une fois que je vais être dégêné, cela devrait mieux aller.

Je suis donc arrivé à 2:30 du matin dans mon lit. Pas capable de dormir et on partait en tournage à 7:00 le lendemain. Encore une nuit très courte.

Mes premières impressions… L’équipe de tournage est extraordinaire. Des personnes super sympathiques avec qui, je crois, je vais avoir beaucoup de plaisir. Il y a quelques montréalais au travers mais que voulez-vous, ils sont nés comme ça! Hahahahahha! ;-)

Lima… Ayoye! Tout un choc. C’est totalement l’opposé du Japon. Un chaos désorganisé. Mandelbrot n’y trouverait pas ses petits. Mais c’est probablement de la faute à mon oeil de gringo (celui qui accompagne mon oeil de lynx et mon oeil de faucon). Une fois que j’aurai trouvé la logique, je vais trouvé ça aussi organisé que les dédales administratifs du GQ! Héhéhé!

Vous connaissez mon obsession avec les toilettes? Je vais essayer de mettre une photo de celle de ma chambre! Je vais accompagner la chose avec quelques photos de ma première journée avec ma super équipe. Aucun rapprochement avec la toilette sauf le medium utilisé! Euuuhhhh….

Bon… Sur ce, mon temps Internet est terminé!

Hasta mas luego ou… en plus court… Hasta mas ou, encore mieux, H+ <- Un des nombreux néologismes que je vais essayer d’introduire ici!

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Bon… On se calme le pompon…

Après relecture, Je m’aperçois que mon message est très ambigu. C’est ça vouloir être trop objectif.

Premièrement, je répète que je suis totalement pour la vaccination. Les vaccins sont efficaces et c’est une des plus belles découvertes de la médecine moderne. Je mets seulement en doute le contrôle-qualité du vaccin actuel de GSK et de Santé Canada.

Deuxièmement, l’énumération que j’ai faite des produits chimiques inclus dans le vaccin ou dans son adjuvant a été réalisée pour casser les mythes qui sont propagés par les gens contre la vaccination. Ce sont eux et leurs arguments pseudoscientifiques que je veux discréditer.

Je vais donc réécrire une partie de mon entrée pour être plus explicite :

D’autre part, la désinformation par les opposants à la vaccination, c’est-à-dire des personnes mal informées ou carrément malveillantes, est ahurissante et ces opposants ont le champ libre de faire peur au monde par des arguments qui n’ont aucun fondement scientifique. C’est comme pour le créationnisme (mais là, je m’égare).

Donc, voici le point que j’essayais de faire : les composantes du vaccin, analysées de façon individuelles, semblent inoffensives. Cependant, Santé Canada a autorisé un vaccin qui n’a pas fait l’objet d’études cliniques pour certains groupes d’âge particulièrement visés par la campagne de vaccination actuelle. En plus, le gouvernement américain donne un passe-droit aux compagnies pharmaceutiques pour faire n’importe quoi. C’est sur ces deux faits que je me pose des questions.

Ce que j’ai relaté dans ma dernière entrée vise aussi particulièrement un vidéo totalement débile que plusieurs reprennent sur Facebook. Aller voir les commentaires qui font suite à ce vidéo… Ils sont tout aussi débiles et sans fondement.

En plus, après le reportage d’Enquête à Radio-Canada, on s’aperçoit que les personnes qui font campagne contre la vaccination :

  • ont des intérêts financiers dans un antiestablishment médical et utilisent la désinformation pour arriver à leurs fins,
  • sont des fanatiques pseudoscientifiques qui font peur au monde,
  • sont naïfs, crédules ou carrément stupides,
  • toutes ces réponses.

Si j’ai du temps, je vais donc rephraser mon message pour qu’il soit sans équivoque. Vraiment désolé si je vous ai induits en erreur.

Est-ce que je vais faire vacciner mes enfants? Définitivement. Je vais seulement attendre un tout petit peu.

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En général, je suis totalement pour la vaccination. Il faut cependant se poser certaines questions sur la campagne de vaccination contre le virus de l’influenza A (H1N1). En effet, tout porte à croire que l’autorisation donnée au vaccin par Santé Canada est une décision politique (interim order) et non pas une décision scientifique :

« Santé Canada a autorisé la vente du vaccin Arepanrix™ H1N1 en se fondant sur les résultats d’essais cliniques limités menés chez des humains en vertu d’un arrêté d’urgence délivré le 13 octobre 2009. Cette autorisation s’appuie sur l’évaluation par Santé Canada des données publiées sur la qualité, l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin. Compte tenu de la menace actuelle de pandémie et de son risque pour la santé des humains, Santé Canada juge que le profil risque-bienfait du vaccin ArepanrixMC H1N1 est favorable pour l’immunisation active contre la souche de la grippe H1N1 2009 dans une situation de pandémie officiellement déclarée.  »

Dans la très très grande majorité des cas, il est tout à fait vrai que les risques amenés par les complications à la suite d’une infection virale ou par l’infection elle-même sont des ordres de grandeur plus grands que les risques de complications ou d’effets indésirables à la suite de la vaccination. Cependant, là où je trace une ligne c’est sur le manque de contrôle-qualité du vaccin que Santé Canada a autorisé. Je peux comprendre que le gouvernement veule rassurer la population et enrayer la pandémie. Mais je ne suis pas prêt à embarquer dans tout ça les yeux fermés.

D’autre part, la désinformation faite par certains médias et personnes mal informées ou carrément malveillantes est ahurissante et les opposants à la vaccination ont le champ libre de faire peur au monde sans aucun fondement scientifique. C’est comme le créationnisme (mais là, je m’égare).

Analyse des produits biologiques et chimiques (excipients)

Faisons le tour des produits biologiques et chimiques contenus dans une dose du vaccin Arepanrix™ H1N1 avec adjuvant (0,5 mL) de la compagnie GlaxoSmithKline (en passant, leur site fonctionne tout croche dans Firefox).

Cette liste provient directement de la pseudo-monographie du vaccin disponible sur le site de Santé Canada.

(Antigène) 3,75 µg d’hémagglutinine d’une souche analogue au virus influenza variante A/California/7/2009 (H1N1)v (X-179A) inactivée et fragmentée et isolée à partir de virus cultivés dans des œufs

Jusque là, rien ne semble inquiétant sauf que le procédé pour inactiver et fragmenter ce virus implique l’utilisation de formaldéhyde et de désoxycholate de sodium respectivement. On en retrouve des traces dans le produit fini. Dans le cas du formaldéhyde, il est officiellement classé comme cancérogène lorsque inhalé mais puisque le vaccin est injecté, que le corps en produit naturellement et qu’il est métabolisé assez rapidement, on peut affirmer que le risque est peu élevé ou inexistant. –> Discrédit #1 de la désinformation

Dans le cas du désoxycholate de sodium, le potentiel carcinogène du produit n’a pas été scientifiquement prouvé, en plus d’être produit naturellement par certaines bactéries intestinales. Certaines études cliniques confirment aussi que le produit est impliqué dans la guérison de certaines inflammations, de l’herpès et possiblement du cancer. En est-il la cause, un déchet ou simplement un produit chimique intermédiaire? En passant, je rejette aussi les arguments des naturopathes car ils sont pseudoscientifiques. –> Discrédit #2 de la désinformation

(Antigène) 5 µg de thimérosal USP

Ça pourrait commencer à être inquiétant car le thimérosal contient du mercure organique. Dans la dose prescrite, il y en aurait 2,5 µg. Certains diront qu’il y en a moins dans la dose de vaccin que dans un sandwich au thon en plus que le mercure contenu dans le vaccin serait du « bon » mercure (ce qui n’est pas le cas du thon). La différence est que le sandwich au thon est ingéré et le thimérosal est injecté. Au bout de la ligne, ça pourrait faire toute une différence sur la quantité de mercure réellement dans le sang mais le mercure du thimorésal n’est pas bioaccumulable. Du côté de la désinformation, ce produit a été banni des vaccins, pour enfants en 1999 à la suite d’une étude falsifiée et discréditée (ici) qui prétendait que ce produit causait l’autisme chez les enfants. Ce mythe perdure encore de nos jours et j’ai des amis qui n’ont pas fait vacciner leurs enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole pour cette raison. Hmmmm… –> Discrédit #3 de la désinformation

Néanmoins, je me pose la question suivante, même si l’innocuité du produit a été démontrée presque hors de tout doute et que le produit n’a pas été réintroduit dans les vaccins pour enfants, pourquoi en mettre dans le vaccin contre la grippe? Pourquoi ne pas mettre les mêmes agents de conservation que dans les vaccins courants? Pour sauver des coûts et tourner les coins ronds? –> Questionnement #1

(Adjuvant) 11,86 mg de DL-α-tocopherol

C’est de la vitamine E, joual vert. J’espère que personne ne mettra en doute l’innocuité de la chose…

(Adjuvant) 10,69 mg de squalène

Squalène -> Squale[ne] -> Requin. C’est de l’huile de requin. Certaines personnes ont essayé de lier le squalène avec le syndrome de la guerre du Golfe. Cependant, il n’y a pas de preuve scientifique dans ce sens. Seuls quelques naturopathes sur Internet et des groupes de pression islamiques essaient de faire peur au monde directement (je ne mets aucun hyperlien pour ne pas donner du poids à ces pages. Googlez-les). Ce produit serait naturellement produit par l’humain (est-il dans notre sang par contre?). –> Discrédit #4 (potentiel) de la désinformation

Toutefois, les preuves scientifiques contre le squalène comme adjuvant commencent à s’empiler circonstantiellement. Je ne suis pas en mesure de vérifier les 29 (!) références. –> Questionnement #2

(Adjuvant) 4,86 mg de polysorbate 80

Il semblerait que le polysorbate 80 causerait des troubles d’infertilité. Il faudrait arrêter de manger de la crème glacée si on veut faire des enfants. Pourquoi Santé Canada et la FDA permettrait cet ingrédient? –> Discrédit partiel #5 de la désinformation

Pourquoi mettre un autre agent de conservation quand on met déjà du thimérosal. C’est parce que l’antigène et l’adjuvant sont mélangés tout juste avant l’injection et que les deux produits séparés ont une durée de conservation beaucoup plus grande que les produits mélangés.

Autres produits chimiques

(Antigène) chlorure de sodium, hydrogénophosphate de disodium, dihydrogénophosphate de potassium, chlorure de potassium, eau, protéines d’œufs, sucrose

(Adjuvant) chlorure de sodium, hydrogénophosphate de disodium, dihydrogénophosphate de potassium, chlorure de potassium, eau

Je n’analyserai pas la chose pour l’instant… J’en ai assez fait!

Immunité légale

Je crois qu’une des choses qui me renverse le plus c’est l’immunité légale offerte par le gouvernement américain aux compagnies pharmaceutiques sous prétexte que la planète est dans un état d’urgence. Le gouvernement canadien ne veut pas se prononcer.

Études cliniques

Mais Eric, vas-tu faire vacciner tes enfants ou pas?

Mon problème se trouve dans le manque d’études cliniques et l’extrapolation faite à partir des études existantes. L’expérience clinique est en ce moment très limitée. Elle concerne les adultes et les enfants entre 3 et 9 ans (N≈200). De plus, il n’y a aucune étude clinique chez les enfants de moins de 3 ans ni chez les adolescents entre 10 et 17 ans.

Réponse

Pour éviter la cohue comme ça s’est passé dans certaines cliniques à Montréal, Québec et Lévis et pour que mes enfants ne deviennent pas les premiers cobayes, je vais attendre quelques semaines. En effet, d’après mes lectures, mes enfants sont peu à risque puisqu’ils sont en santé et ils ne sont pas particulièrement génétiquement susceptibles à attraper la maladie (pas de problèmes de poumon ni de problèmes neurologiques) en plus de n’avoir jamais été vaccinés pour la grippe auparavant (désolé, pas de référence pour l’instant, je veux aller me coucher).

Si tout se passe bien pour les enfants des parents inquiets – leur inquiétude causée par la panique médiatique – qui ne s’aperçoivent pas que leurs enfants sont des cobayes, je ferai vacciner les miens. Sinon, je continuerai mes recherches. J’espère seulement que si des effets secondaires existent, ils n’apparaîtront pas dans 20 ans.

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Je sais que ça détonne un peu par rapport au restant du blogue mais voici le formulaire en titre, avec les calculs automatisés, que le Gouvernement du Québec est trop mal foutu pour nous fournir. Il y a une version simplifiée et la version complète à recopier dans le formulaire officiel (vive la bureaucratie). Très pratique pour faire des scénarios par exemple.

De toute façon, ce qui m’a pris environ 10 heures à faire en deux versions (Google Spreadsheet et Microsoft Excel) aurait probablement pris 20 jours-personne par le ministère responsable…

Il ne devrait pas subsister de bogue mais certains cas limites vont générer des erreurs (salaire conjoint de plus de 200 000,00$ avec plus de 6 enfants par exemple). Si vous trouvez une erreur, écrivez-moi!

PS Ce Formulaire de fixation des pensions alimentaires pour enfants 2009 par moi-même (Eric Chartré) est distribué sous la licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 Canada License. Creative Commons License

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Salut Japon!

24 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Après :

  • avoir parcouru
    • 27 290 km en avion,
    • 4113,5 km train (chiffre exact), dont les ¾ en shinkansen,
    • 138 km en métro,
    • 82 km en voiture (dont 3 en voiture automatisée),
    • 58 km en camion malaxeur de béton,
    • 36 km en monorail,
    • 28 km en tramway,
    • 24 km en autobus et
    • plusieurs km en remonte-pente et funiculaires,
  • avoir marché 141,4 km,
  • avoir visité les villes de Tokyo, Osaka, Kyoto, Koyasan, Tokushima, Awa Ikeda (Miyoshi), Oboke, Higashi Iya (vallée de l’Iya) (Mi-no-koshi et Kubo), Fukuoka/Hakata, Nagasaki, Himeji, Kobe et Shirahama,
  • avoir eu seulement 2 jours de pluie sur 18,
  • m’être fait mijoter dans 3 onsens et 1 sento,
  • être allé à la plage 1 fois,
  • avoir grimpé 5 montagnes,
  • avoir visité
    • 19 temples/sanctuaires,
    • 6 jardins d’envergure,
    • 4 châteaux,
    • 4 musées et
    • 2 salles de montre (Sony et Toyota),
  • avoir passé 7 heures à magasiner,
  • m’être perdu 5 fois dont 2 en montagne,
  • avoir vu 4 longs métrages et 5 courts métrage (exclusivement dans l’avion),
  • avoir lu 3 livres (dont les deux derniers Dune),
  • avoir pris 558 photos (336 publiées) et 6 petits vidéos,
  • avoir couché 12 nuits dans des auberges de jeunesse, 2 nuits dans des hôtels capsule, 3 nuits dans des ryokan et 1 nuit en montagne, sans avoir assez dormi (comme d’habitude),
  • avoir mangé
    • 6 bols de ramen (ou de champon),
    • 5 bols de udon,
    • 3 bols de soba,
    • 33 sushis,
    • 19 gyoza (hmmmm…. Gyoza),
    • 2 repas (genre 14 brochettes) de yakatori agrémenté de natto ou de wasabi,
    • 1 okonomitaki aux crevettes et aux oeufs coulants
    • 200 g de boeuf de Kobe,
    • du fugu en sashimi,
    • 3 curry,
    • 4 bento (en particulier du tori bento),
    • 15 morceaux de sandwichs,
    • 4 déjeuners considérés occidentaux,
    • 11 onigiri (boulettes de riz)
    • 6 bols de grub de riz (genre oyakodon mais généralement non identifiable sauf pour les oeufs),
    • 6 repas d’Air Canada (ça aussi ce n’est pas identifiable),
    • 2 bananes,
    • 4 pommes,
    • 3 beignets fourrés aux haricots (noirs et blancs) : des imagawayaki,
    • 4 gaufres,
    • 1 frite au caramel,
    • 15 litres de thé et
    • 5,5 litres de boisson quelconque,
  • avoir passé 22 heures sur Internet à écrire ce blogue, répondre à des messages et commenter des photos,
  • avoir perdu 5 kg,
  • avoir dépensé beaucoup de yens,

me voici de retour chez moi.

Mon verdict :

Le Japon est un pays de contrastes, d’extrêmes et de paradoxes. Je vais définitivement devoir y retourner car il m’en reste beaucoup à découvrir.

J’ai passé un excellent voyage. Je n’aurais pu espérer mieux. Que dire de plus!

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C’est presque fini

21 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Comme toute chose doit avoir une fin, je m’envole pour le Canada aujourd’hui…

Cependant, hier j’ai pu profiter une dernière fois des onsen japonais. Celui-ci, le Oedo-Onsen, est un onsen deluxe. L’eau est supposément puisée dans le sous-sol de Tokyo à 1400 m de profondeur. Il y avait aussi des rotemburo (des bains à l’extérieur). À la pluie battante, la belle vie quoi.

Aussi, puisque mon ryokan de Tokyo était dans le même coin, j’en ai profité pour aller visiter le quartier des « articles de cuisine ». 1 km de boutiques qui ne vendent que des gugusses pour manger. Il y a un quartier comparable pour les articles de sport et pour les livres. Il ne faut pas oublier le quartier de Akihabara (où j’ai couché le premier soir) où il y a des millions de boutiques d’électroniques et de manga. Tout ça à Tokyo.

Quand je serai revenu chez moi, j’en profiterai pour compléter mon photo reportage en plus d’ajouter quelques photos à mon blogue!

Je vous donnerai mon verdict sur le Japon bientôt.

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De nouvelles photos commentées

20 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

J’ai publié de nouvelles photos que j’ai commentées. Entre autres, celle de mon souper de fugu de l’autre fois.

Rien d’autre à signaler autre que mon retour à Tokyo.

Je me suis pointé sans réservation dans un petit ryokan du nord-est de Tokyo. Il restait qu’une seule place. Je suis un peu chanceux.

C’est comme pour se retrouver en ville. Je prends un chemin relativement au hasard et j’arrive presque toujours directement à l’endroit où je devais aller. La chance du voyageur?

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Une journée tranquille

19 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Comme le titre l’indique, j’ai passé une journée relativement tranquille. En fait, je suis allé à la plage (Shirahama pour ceux qui ont le courage de me suivre sur Google Maps)! Il fallait bien que je me trempe les pieds dans le Pacifique. Il ne m’en reste que 3… océans!

Ensuite, oooonnnnsssseeennnn! Les spas du Japon. Celui-ci était sur le bord de la plage! Donc… Bain chaud (brûlant) à l’acide sulphurique et océan froid (environ 15 degrés). Pour l’acide sulphurique, c’est tout à fait vrai. Il paraît que c’est très bon pour la peau et on sent l’oeuf pourri en prime. C’était très trippant!

En cours de journée, mon japonais s’est amelioré. Dommage que mon voyage tire à sa fin. Je m’explique…

En effet, je me suis heurté aujourd’hui à la rigidité japonaise et… à sa gentillesse légendaire en même temps. Il ne restait plus de place dans le wagon non-fumeur et, parce que je voulais partir plus tôt, j’ai dit au préposé aux billets que je tenterais l’asphyxie temporaire. De toute facon, il reste toujours des places de libres dans les wagons (genre des méchants gaijin qui réservent des places et ne les prennent pas). Donc, je m’assois un peu au hasard dans le wagon pour non fumeur. Comble de malheur, il y avait un contrôleur dans ce train – ça arrive 1 fois sur 3. Quand il a verifié mon billet, même si j’ai baragouiné que je m’étais trompé et que je ne fume pas bla bla bla, rien a faire. Je devais aller à ma place.

Après 10 minutes, plus capable. Je suis tout vert et incapable de respirer. Je décide donc de faire le trajet debout. J’aurais pu aller dans les wagons « non-reservés » mais j’ai decidé de faire une protestation silencieuse. Je me suis installé debout entre deux wagons. Finalement, le contrôleur me voit et me pose certaines questions. Après des réponses sans doute douteuses, il me trouve une belle place juste à côté d’où j’étais assis 15 minutes auparavant. J’ai déjà chialé que l’anglais des japonais est incomprehensible. Le japonais des québécois l’est probablement encore plus!

En passant, mes photos se trouvent à ici . Ou cliquez sur l’image du livre sur le Japon un peu plus bas!

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Aujourd’hui, que des hauts!

18 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Toute une journée!

Le train rapide, au Japon, c’est encore mieux que tout ce que vous pouvez imaginer. Avec ce merveilleux moyen de transport, voici ce qui est possible de faire en une seule journée…

Après m’être levé relativement tôt comparé à mes compagnons de chambre (c.-à-d. 7:00), me voici parti de Fukuoka pour Shin-Osaka. Après avoir déposé mes bagages à l’auberge de jeunesse, je repars en train pour aller me balader à Himeji. Il y a un château japonais digne de mention (voir les photos). Marche, marche… Photos, photos… Magasinage, magasinage… Et un peu de train plus tard, je me retrouve à Shin-Kobe (banlieu de Kobe) pour souper. Regardez le trajet sur Google Maps. Vous allez être surpris.

En sortant du train, deux charmantes espagnoles cherchent le même resto que moi : le Wakkoku. En bonne compagnie, je me paie la traite : je me commande un filet mignon de boeuf de Kobe. Ma seule extravagance de mon voyage.

Bon… Vous pensez sûrement que la réputation du boeuf de Kobe est surfaite… Que c’est une légende urbaine. Un mythe pour attirer les touristes ou une facon artificielle d’augmenter son prix. Et bien voici le verdict : le boeuf de Kobe ne devrait même pas s’appeler « boeuf » tellement que c’est bon. Jamais je ne verrai le boeuf de la même facon. La première bouchée change la vie de quelqu’un de façon irrémédiable. C’est aussi bon que ça. J’aurais bien dit au chef de laisser faire le riz, les légumes et tout le reste pour ne manger que du boeuf mais enfin… 200 g plus tard, j’ai toujours un sourire indécrochable.

Pour terminer la journée, je me trompe de train. Au lieu de prendre le Hikari pour Shin-Osaka, je prends illégalement le Nozomi. Wow! Lui il va vite. Près de 300 km/h. Kobe -> Shin-Osaka en 12 min. au lieu de 15!

Quelques faits divers :

  • Vive le train! Je rêve du jour où on va avoir une liaison Québec-Windsor en train rapide. Mais comme d’habitude, au lieu d’aller chercher l’expertise ailleurs (au Japon), on va réinventer la roue… Chauvinisme québecois? canadien? Pis on va sûrement se faire dire qu’avec les hivers canadiens, ça va coûter plus cher ou on ne pourra pas aller aussi vite. Des petites nouvelles pour nos décideurs. Les hivers du nord du Japon sont pires que les nôtres. Et eux, ils ont des trains à très haute vitesse.
  • Dans toutes les grandes villes japonaises, il existe un monde souterrain insoupconné. Quelqu’un pourrait probablement passer sa vie dans le sous-sol de Tokyo ou de Osaka. Tout est relié.
  • Des frites au caramel et bien, ça goûte les frites au caramel!
  • Les beignes fourrés aux haricots sucrés, c’est pas mauvais.
  • La barrière de la langue existe vraiment. En 2 semaines, je n’ai eu que deux conversations elaborées. Moi qui aime parler…

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Aujourd’hui, drôle de journée.

Je me lève, tout racké de ma randonnée en montagne… Dans ma douche (la douche porte toujours conseil), je décide finalement d’aller à Nagasaki. Ouf! Après ma visite à l’endroit où la bombe atomique a explosée et, surtout après la visite du musée commémorant l’événement, je suis sorti un peu déprimé et prêt à organiser une marche planétaire contre la bombe atomique, la guerre en général et les imbéciles qui n’arrivent pas à s’entendre. Bon… Enfin…

La larme à l’oeil, j’ai donc décidé de prendre le tramway pour aller me recueillir dans le plus vieux temple d’un ordre bouddhiste obscur du Japon. Je vais essayer de retrouver le nom.

Quelques photos plus tard et après un autre 2 heures de train, me voici revenu à Fukuoka (ou Hakata – qui vend dire ramen en passant) avec la folle idée d’aller enfin manger mon (roulement de tambour) fugu. À part ma soupe aux palourdes qui n’a vraiment pas voulu coopérer – j’en ai renversée la moitié sur moi – c’était très bon. Oy shi katta comme les japonais disent. Le fugu, ça goûte (goût et texture) vraiment comme des gummi bears sans les fruits et en plus caoutchouteux. Le filet lui même n’est pas vraiment dangereux et n’a pas d’effet toxique. Il y avait plusieurs lambeaux de peau cependant. Et là, on peut sentir la tetrodotoxine! J’ai encore la langue un peu engourdie.

Je n’ai pas eu le temps de prendre de photo car je voulais aller me changer au plus sacrant. J’en prendrai une demain. En attendant, voici ce qu’il y avait dans mon super plateau :

  • Du riz
  • 3 grosses crevettes en tempura
  • Soupe aux palourdes avec des vraies palourdes incluant le coquillage
  • Des légumes japonais des montagnes inconnus incluant des shitake – ça veut simplement dire champignons
  • Du fugu en sashimi (cru) avec des oignons verts et un peu de pâte de piment (je crois)
  • Et du sake pour me donner du courage! – en passant, il ne me l’ont pas chargé, je crois que je faisais pitié

Bon… Sur ce, je vais aller m’étendre. Mon bras gauche commence à être engourdi! Ahahahahahahahahha!

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Quelle aventure!

16 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Je suis enfin revenu parmi la civilisation (avec des accents en prime – à force de gosser, on finit par y arriver). Aujourd’hui, je suis arrivé à Fukuoka et je traîne dans un café Internet parce qu’il fait froid, mes vêtements chauds sont tout crottés et on ne sait pas trop s’il va pleuvoir ou non. De toute façon, c’est le soir qu’il se passe des choses ici il paraît… Revenons quelques jours en arrière…

Des montagnes, des vraies montagnes.

Voici un « bref » exposé de mon aventure dans les montagnes japonaises de l’île de Shikoku.

Je prends le train pour Awa Ikeda. Le Shinkansen, ça va vite en titi. Les trains locaux, c’est une autre chose…

Quelques heures plus tard, je me ramasse à Oboke (en passant, cherchez avec Google). Je pensais faire une bonne affaire en allant directement là-bas et me trouver un petit ryokan (auberge traditionnelle japonaise) mais, arrivé dans ce village (hameau est un terme plus exact), il ne reste plus de place à l’endroit où je pensais rester. Il est 20:00 et il pleut… Retour à Awa Ikeda.

Je m’essaie donc pour l’auberge de jeunesse de la place. Plus de place et en plus, c’est hyper compliqué pour se rendre. Ça ne va pas bien. Je demande donc au contrôleur des trains de m’indiquer où je pourrais passer la nuit. Il m’indique 3 endroits. J’essaie le premier… Un charmant ryokan tout équipé en toilette autonettoyante de derrière et de douches à la japonaise multifonctions. Une aubaine en plus, à peine plus cher que mes nuits dans l’hôtel capsule de Tokyo.

J’essaie donc de partir le matin très tôt (genre 6:30). Les japonais ne sont pas très matinaux en général. Attends donc jusqu’à 7:30 pour que la proprio de la place daigne se lever (très sympathique par contre). Je paie et part à l’aventure… Encore le train pour Oboke et c’est là que ça commence.

Pas moyen de trouver un bus. Pas même moyen de trouver un arrêt d’autobus. Donc, il me reste que deux choses pour parcourir les 55 quelques km jusqu’au pied du Tsurugi-san. Marcher ou faire du pouce. Je choisis la deuxième option même si le jeune homme (british je crois) du kiosque d’information à Tokushima me l’a déconseillé (avec un clin d’oeil – c’est le discours officiel).

Un premier homme me prend et me laisse à côté du pont en lianes de Kazurabashi. Encore plus que 40 km, environ. Je continue à marcher. 5 minutes, 10 minutes, 20 minutes. Quand il y a des voitures (genre une aux 3 minutes), elles ne s’arrêtent pas. Suis-je dans la m….? Étant patient de nature, je continue mon petit bonhomme de chemin. Une charmante dame de 46 ans (je sais bien des choses sur bien des gens maintenant) me ramasse dans sa petite voiture rouge pleine de toriniku congelé – c’est du poulet – qu’elle vend dans sa petite boutique. Sur le chemin, à Kubo, elle fait monter sa mère… (tenez-vous bien) dans le coffre de sa hatchback à côté du poulet. J’essaie de lui dire que ça n’a pas de bon sens mais que voulez-vous… Je suis leur invité. Elle arrête même dans un dépanneur pour m’acheter un peu de nourriture car elle croyait que j’allais tout acheter au pied de la montagne. En passant, tout est fermé là-bas à ce temps-ci de l’année. Pour faire une histoire courte, elle va même me porter jusqu’au pied de la montagne. Les japonais sont comme ça. Quand on rencontre une bonne personne…

Me voici donc au pied du Tsurugi-san. Étant un peu paresseux de nature, je décide de tricher un peu (surtout qu’il pleut et qu’il est dépassé midi). Je prends donc le remonte-pente. Quelle aventure!

Rendu en haut, le plafond est bas. Tsurugi-san = 1954,7 m. Comme j’ai dit à mes enfants hier, j’ai touché aux nuages. Et des nuages, c’est humide. Après 45 minutes d’aller-retour sur les sentiers, je décide donc de me lancer sur le sentier qui m’apparaît le plus probable. Mon instinct, ma boussole et ma carte topographique en japonais ne me font pas défaut et, quelques 6-8 km plus loin, j’arrive enfin à ma cabane. Il est 15:00. Transi de froid et les pantalons tout mouillés – je devais traverser les herbes hautes durant de longues minutes – je décide d’arrêter tout ça là. C’était de toute façon le refuge où je devais coucher.

Quelques ramen instantanés, du thé et une boulette de riz plus tard, je suis couché dans mon sac de couchage, près à y passer le reste de la nuit. Il est 17:00 et je fais dodo!

Il vente, il pleut, je crois même qu’il a grêlé. Mon envie de faire pipi me réveille vers 5:00 du matin. Il fait frettttttte dès que je sors le nez de ma momie. Lis un peu, prépare encore des *&$?/*&$ de ramen instantanés et me voilà près pour une autre journée dans mes vêtements humides et glacés. Le truc, pour se réchauffer, c’est de manger comme un cochon (même quand c’est pas bon) et de bouger.

7:00 Départ pour Miune-san. Encore la tête dans les nuages… Mais là, vers 9:00, le soleil ose se pointer. Ahhhhhhh! Quel soulagement. Ironiquement, il ne me reste qu’un problème à résoudre, mon approvisionnement en eau. Au Japon, depuis le début du mois de mars, il a fait très beau et très chaud. On vit donc une petite sécheresse et toutes les sources d’eau indiquées sur ma carte sont taries. Il ne me reste qu’un maigre litre d’eau et je souhaite de trouver une source quelque part.

Marche, marche, marche, monte, descend, monte encore, descend, fait un peu d’escalade et me voici au sommet du Miune-san (1893,4 m). Je suis supposé de faire cette marche en 6 heures. Je l’ai fait en 4h10. Pour les pas forts en calculs, il est 11:10. Une heure avant, je m’étais heureusement trouvé un trou d’eau (vraiment un trou d’eau). Mais pourquoi m’inquiéter? Juste à côté du sommet, il y a une belle mare à canard accompagnée d’une belle petite cabane à deux étages où il est possible de coucher une quarantaine de personnes.

Encore des /(*&$/(*$& de ramen (au cari cette fois-ci) et là il faut que je prenne une décision. Je reste où je redescends? Si je redescends, par quelle route? Armé encore une fois de ma carte topographique et de ma boussole, je décide de prendre ma route originale : la panoramique. Je me dis qu’à la vitesse où je marche, je devrais être rendu en bas à 17:00.

Après m’être perdu dans les hautes herbes deux fois et d’avoir fait preuve d’un peu d’arrogance en pensant que j’avais parcouru le restant en 3 heures au lieu de 4 heures (donc je n’ai pas pris le bon chemin encore une fois), je me retrouve à Kubo (16:45), prêt à revenir à Awa Ikeda où j’avais laissé mon trop plein (2 kg de gogosses). Encore du pouce, du train et me voilà de retour!

Pour les mordus de plein-air, mon sac à dos, incluant tente, sac de couchage, 3 l d’eau et bouffe pour 4 jours (on n’est jamais trop prudent) = 11 kg.

En passant, du sommet du Tsurugi-san jusqu’à mon retour à Kubo, je n’ai rencontré personne, nada, niet. Même pas de loin. Les montagnes m’appartenaient.

C’était donc mon aventure!

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Dans les prochaines heures/jours, vous n’aurez plus de mes nouvelles. Ne vous inquiétez pas, je vais juste dans l’arrière-Japon sur l’île de Shikoku. Voici mon plan : partir en train, planifier mon expédition en montagne(s), partir en montagne(s), revenir de la montagne 3-4 jours plus tard reposé et serein, revenir dans un endroit où les liens de communication sont modernes et où ça baragouine un peu d’anglais, vous écrire. Donc, si la température est clémente, retour en ligne le 16 avril.

Aujourd’hui, je suis allé à Koyasan. Chercher sur la chose sur Google! Désolé, il faut que j’aille faire dodo. Le décalage frappe fort…

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Un autre ami japonais

10 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Hier soir, j’ai fait une drôle de rencontre : un retraité de 74 ans de Chiba (entre Tokyo et l’aéroport de Narita) qui est en visite à Osaka. J’ai finalement fait mon tourisme de la journée à Kyoto avec lui. À 74 ans, ça ne va pas vite. Mais j’ai quand même eu le temps de faire pas mal tout ce que je voulais faire. Juste plus lentement! Merci Yoshi-san pour tous les bons trucs que tu m’as donnés en plus des leçons de japonais.

En passant, le transport en commun au Japon c’est quelque chose. Méchante organisation. Pas du tout ce que l’on retrouve à Québec. ;-) La seule partie assez incroyable c’est que, quand les autobus sont pleins (les 800 avec des bras et des jambes qui sortent de partout, c’est de la petite bière), ils réussissent à faire entrer d’autre monde. Je crois que c’est comme le coffre de l’automobile de Harry Potter. Ils créent du non-espace! Voir d’autres faits en vrac plus bas.

Pour ceux qui me connaissent, j’ai enfin eu mon premier repas de poisson/fruits de mer. Il s’agit d’une crêpe/omelette japonaise. Ca s’appelle okonomiyaki. Pour les curieux, il y avait des crevettes minuscules rouge foncé, de la pieuvre, des oeufs (cuits et crus), beaucoup d’oignons verts, des haricots et plein d’autres choses aucunement identifiables. Verdict : oy shi katta (c’était délicieux).

Je n’arrête pas de visiter temples et châteaux. Juste à Kyoto, il y en a plus de 3000 selon mon ami retraité et une femme inconnue à qui il a demandé confirmation dans l’autobus – pour un japonais, il n’est vraiment pas gêné. Pour les fans d’événements médievaux, dans le Nijo-jo (jo = château), les planchers sont montés sur des vis spéciales qui font en sorte que le plancher craque par exprès. Ça sert à avertir les gardes d’un intrus. C’est sûr qu’un Salmarakien (de Bicolline) s’en tape comme dans l’an quarante puisque l’on s’auto-annonce des kilomètres avant de s’introduire dans tout bâtiment.

Les onsen, c’est totalement capoté. Un spa 2000 fois plus intense que ce que l’on connaît en termes de température. Celle du sauna approchait la température de la surface du Soleil et après le bain, je me sentais comme les nouilles que j’ai mangé ce midi. Et le bain froid est à peine plus froid que nos douches de vestiaire… Gang de wousse. Plus de détails plus tard.

Bon… Quelques faits en vrac…

  • Les japonais font du vélo sur les trottoirs. C’est un peu l’asile.
  • On monte dans les bus à l’arrière et on paie en sortant selon le kilométrage parcouru. Je vous laisse imaginer le mécanisme de contrôle. On sort à côté du chauffeur à l’avant…
  • Au lieu d’avoir des autobus au plancher bas, l’autobus descend d’environ 25 cm seulement du côté gauche à tous les arrêts.
  • Pour économiser de l’essence, le chauffeur arrête son moteur à tous les coins de rue et arrêts. Les 3-4 premières fois que c’est arrivé, j’étais sûr que l’on était tombé en panne. C’est ce qui se passe à Québec quand le moteur de la bus arrête!
  • Il y a 45 12 machines distributrices à tous les coins de rue. Elles vendent de la bière, des cigarettes, du thé, des boissons gazeuses et de l’eau. Très pratique quand on a soif!

C’est tout pour ce soir. J’ai encore mis quelques photos en ligne

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Ouin… Il faut croire que j’ai une gueule sympatique. Dans les restos, je me fais offrir bière et sake régulièrement. C’est encore pire dans les auberges de jeunesse…

Autre chose… Vive la laine mérino. Je vous laisse deviner pourquoi (ça a rapport avec la senteur).

Si j’ai un peu de temps, au lieu d’écrire des niaiseries ici, je vais mettre des descriptions à mes photos. D’autres photos sont en ligne.

En vrac :

  • Ça fume dans les restos, hôtels, etc. mais c’est interdit dans la rue…
  • À Kyoto, des gaijin, il y en a partout.
  • Les gamins de 7-8 ans se promènent en plein centre-ville seuls pour aller à l’école. Je ne crois pas qu’ils aient les mêmes problèmes d’enlèvement…
  • En 4 jours, j’ai vu ma première station service (pour l’essence). C’était dans le fin fond d’une ruelle. Toute une difference avec l’Amérique du nord où on en retrouve à tous les coins de rues.

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