Bon… On se calme le pompon…

Après relecture, Je m’aperçois que mon message est très ambigu. C’est ça vouloir être trop objectif.

Premièrement, je répète que je suis totalement pour la vaccination. Les vaccins sont efficaces et c’est une des plus belles découvertes de la médecine moderne. Je mets seulement en doute le contrôle-qualité du vaccin actuel de GSK et de Santé Canada.

Deuxièmement, l’énumération que j’ai faite des produits chimiques inclus dans le vaccin ou dans son adjuvant a été réalisée pour casser les mythes qui sont propagés par les gens contre la vaccination. Ce sont eux et leurs arguments pseudoscientifiques que je veux discréditer.

Je vais donc réécrire une partie de mon entrée pour être plus explicite :

D’autre part, la désinformation par les opposants à la vaccination, c’est-à-dire des personnes mal informées ou carrément malveillantes, est ahurissante et ces opposants ont le champ libre de faire peur au monde par des arguments qui n’ont aucun fondement scientifique. C’est comme pour le créationnisme (mais là, je m’égare).

Donc, voici le point que j’essayais de faire : les composantes du vaccin, analysées de façon individuelles, semblent inoffensives. Cependant, Santé Canada a autorisé un vaccin qui n’a pas fait l’objet d’études cliniques pour certains groupes d’âge particulièrement visés par la campagne de vaccination actuelle. En plus, le gouvernement américain donne un passe-droit aux compagnies pharmaceutiques pour faire n’importe quoi. C’est sur ces deux faits que je me pose des questions.

Ce que j’ai relaté dans ma dernière entrée vise aussi particulièrement un vidéo totalement débile que plusieurs reprennent sur Facebook. Aller voir les commentaires qui font suite à ce vidéo… Ils sont tout aussi débiles et sans fondement.

En plus, après le reportage d’Enquête à Radio-Canada, on s’aperçoit que les personnes qui font campagne contre la vaccination :

  • ont des intérêts financiers dans un antiestablishment médical et utilisent la désinformation pour arriver à leurs fins,
  • sont des fanatiques pseudoscientifiques qui font peur au monde,
  • sont naïfs, crédules ou carrément stupides,
  • toutes ces réponses.

Si j’ai du temps, je vais donc rephraser mon message pour qu’il soit sans équivoque. Vraiment désolé si je vous ai induits en erreur.

Est-ce que je vais faire vacciner mes enfants? Définitivement. Je vais seulement attendre un tout petit peu.

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En général, je suis totalement pour la vaccination. Il faut cependant se poser certaines questions sur la campagne de vaccination contre le virus de l’influenza A (H1N1). En effet, tout porte à croire que l’autorisation donnée au vaccin par Santé Canada est une décision politique (interim order) et non pas une décision scientifique :

« Santé Canada a autorisé la vente du vaccin Arepanrix™ H1N1 en se fondant sur les résultats d’essais cliniques limités menés chez des humains en vertu d’un arrêté d’urgence délivré le 13 octobre 2009. Cette autorisation s’appuie sur l’évaluation par Santé Canada des données publiées sur la qualité, l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin. Compte tenu de la menace actuelle de pandémie et de son risque pour la santé des humains, Santé Canada juge que le profil risque-bienfait du vaccin ArepanrixMC H1N1 est favorable pour l’immunisation active contre la souche de la grippe H1N1 2009 dans une situation de pandémie officiellement déclarée.  »

Dans la très très grande majorité des cas, il est tout à fait vrai que les risques amenés par les complications à la suite d’une infection virale ou par l’infection elle-même sont des ordres de grandeur plus grands que les risques de complications ou d’effets indésirables à la suite de la vaccination. Cependant, là où je trace une ligne c’est sur le manque de contrôle-qualité du vaccin que Santé Canada a autorisé. Je peux comprendre que le gouvernement veule rassurer la population et enrayer la pandémie. Mais je ne suis pas prêt à embarquer dans tout ça les yeux fermés.

D’autre part, la désinformation faite par certains médias et personnes mal informées ou carrément malveillantes est ahurissante et les opposants à la vaccination ont le champ libre de faire peur au monde sans aucun fondement scientifique. C’est comme le créationnisme (mais là, je m’égare).

Analyse des produits biologiques et chimiques (excipients)

Faisons le tour des produits biologiques et chimiques contenus dans une dose du vaccin Arepanrix™ H1N1 avec adjuvant (0,5 mL) de la compagnie GlaxoSmithKline (en passant, leur site fonctionne tout croche dans Firefox).

Cette liste provient directement de la pseudo-monographie du vaccin disponible sur le site de Santé Canada.

(Antigène) 3,75 µg d’hémagglutinine d’une souche analogue au virus influenza variante A/California/7/2009 (H1N1)v (X-179A) inactivée et fragmentée et isolée à partir de virus cultivés dans des œufs

Jusque là, rien ne semble inquiétant sauf que le procédé pour inactiver et fragmenter ce virus implique l’utilisation de formaldéhyde et de désoxycholate de sodium respectivement. On en retrouve des traces dans le produit fini. Dans le cas du formaldéhyde, il est officiellement classé comme cancérogène lorsque inhalé mais puisque le vaccin est injecté, que le corps en produit naturellement et qu’il est métabolisé assez rapidement, on peut affirmer que le risque est peu élevé ou inexistant. –> Discrédit #1 de la désinformation

Dans le cas du désoxycholate de sodium, le potentiel carcinogène du produit n’a pas été scientifiquement prouvé, en plus d’être produit naturellement par certaines bactéries intestinales. Certaines études cliniques confirment aussi que le produit est impliqué dans la guérison de certaines inflammations, de l’herpès et possiblement du cancer. En est-il la cause, un déchet ou simplement un produit chimique intermédiaire? En passant, je rejette aussi les arguments des naturopathes car ils sont pseudoscientifiques. –> Discrédit #2 de la désinformation

(Antigène) 5 µg de thimérosal USP

Ça pourrait commencer à être inquiétant car le thimérosal contient du mercure organique. Dans la dose prescrite, il y en aurait 2,5 µg. Certains diront qu’il y en a moins dans la dose de vaccin que dans un sandwich au thon en plus que le mercure contenu dans le vaccin serait du « bon » mercure (ce qui n’est pas le cas du thon). La différence est que le sandwich au thon est ingéré et le thimérosal est injecté. Au bout de la ligne, ça pourrait faire toute une différence sur la quantité de mercure réellement dans le sang mais le mercure du thimorésal n’est pas bioaccumulable. Du côté de la désinformation, ce produit a été banni des vaccins, pour enfants en 1999 à la suite d’une étude falsifiée et discréditée (ici) qui prétendait que ce produit causait l’autisme chez les enfants. Ce mythe perdure encore de nos jours et j’ai des amis qui n’ont pas fait vacciner leurs enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole pour cette raison. Hmmmm… –> Discrédit #3 de la désinformation

Néanmoins, je me pose la question suivante, même si l’innocuité du produit a été démontrée presque hors de tout doute et que le produit n’a pas été réintroduit dans les vaccins pour enfants, pourquoi en mettre dans le vaccin contre la grippe? Pourquoi ne pas mettre les mêmes agents de conservation que dans les vaccins courants? Pour sauver des coûts et tourner les coins ronds? –> Questionnement #1

(Adjuvant) 11,86 mg de DL-α-tocopherol

C’est de la vitamine E, joual vert. J’espère que personne ne mettra en doute l’innocuité de la chose…

(Adjuvant) 10,69 mg de squalène

Squalène -> Squale[ne] -> Requin. C’est de l’huile de requin. Certaines personnes ont essayé de lier le squalène avec le syndrome de la guerre du Golfe. Cependant, il n’y a pas de preuve scientifique dans ce sens. Seuls quelques naturopathes sur Internet et des groupes de pression islamiques essaient de faire peur au monde directement (je ne mets aucun hyperlien pour ne pas donner du poids à ces pages. Googlez-les). Ce produit serait naturellement produit par l’humain (est-il dans notre sang par contre?). –> Discrédit #4 (potentiel) de la désinformation

Toutefois, les preuves scientifiques contre le squalène comme adjuvant commencent à s’empiler circonstantiellement. Je ne suis pas en mesure de vérifier les 29 (!) références. –> Questionnement #2

(Adjuvant) 4,86 mg de polysorbate 80

Il semblerait que le polysorbate 80 causerait des troubles d’infertilité. Il faudrait arrêter de manger de la crème glacée si on veut faire des enfants. Pourquoi Santé Canada et la FDA permettrait cet ingrédient? –> Discrédit partiel #5 de la désinformation

Pourquoi mettre un autre agent de conservation quand on met déjà du thimérosal. C’est parce que l’antigène et l’adjuvant sont mélangés tout juste avant l’injection et que les deux produits séparés ont une durée de conservation beaucoup plus grande que les produits mélangés.

Autres produits chimiques

(Antigène) chlorure de sodium, hydrogénophosphate de disodium, dihydrogénophosphate de potassium, chlorure de potassium, eau, protéines d’œufs, sucrose

(Adjuvant) chlorure de sodium, hydrogénophosphate de disodium, dihydrogénophosphate de potassium, chlorure de potassium, eau

Je n’analyserai pas la chose pour l’instant… J’en ai assez fait!

Immunité légale

Je crois qu’une des choses qui me renverse le plus c’est l’immunité légale offerte par le gouvernement américain aux compagnies pharmaceutiques sous prétexte que la planète est dans un état d’urgence. Le gouvernement canadien ne veut pas se prononcer.

Études cliniques

Mais Eric, vas-tu faire vacciner tes enfants ou pas?

Mon problème se trouve dans le manque d’études cliniques et l’extrapolation faite à partir des études existantes. L’expérience clinique est en ce moment très limitée. Elle concerne les adultes et les enfants entre 3 et 9 ans (N≈200). De plus, il n’y a aucune étude clinique chez les enfants de moins de 3 ans ni chez les adolescents entre 10 et 17 ans.

Réponse

Pour éviter la cohue comme ça s’est passé dans certaines cliniques à Montréal, Québec et Lévis et pour que mes enfants ne deviennent pas les premiers cobayes, je vais attendre quelques semaines. En effet, d’après mes lectures, mes enfants sont peu à risque puisqu’ils sont en santé et ils ne sont pas particulièrement génétiquement susceptibles à attraper la maladie (pas de problèmes de poumon ni de problèmes neurologiques) en plus de n’avoir jamais été vaccinés pour la grippe auparavant (désolé, pas de référence pour l’instant, je veux aller me coucher).

Si tout se passe bien pour les enfants des parents inquiets – leur inquiétude causée par la panique médiatique – qui ne s’aperçoivent pas que leurs enfants sont des cobayes, je ferai vacciner les miens. Sinon, je continuerai mes recherches. J’espère seulement que si des effets secondaires existent, ils n’apparaîtront pas dans 20 ans.

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Je sais que ça détonne un peu par rapport au restant du blogue mais voici le formulaire en titre, avec les calculs automatisés, que le Gouvernement du Québec est trop mal foutu pour nous fournir. Il y a une version simplifiée et la version complète à recopier dans le formulaire officiel (vive la bureaucratie). Très pratique pour faire des scénarios par exemple.

De toute façon, ce qui m’a pris environ 10 heures à faire en deux versions (Google Spreadsheet et Microsoft Excel) aurait probablement pris 20 jours-personne par le ministère responsable…

Il ne devrait pas subsister de bogue mais certains cas limites vont générer des erreurs (salaire conjoint de plus de 200 000,00$ avec plus de 6 enfants par exemple). Si vous trouvez une erreur, écrivez-moi!

PS Ce Formulaire de fixation des pensions alimentaires pour enfants 2009 par moi-même (Eric Chartré) est distribué sous la licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 Canada License. Creative Commons License

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Salut Japon!

24 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Après :

  • avoir parcouru
    • 27 290 km en avion,
    • 4113,5 km train (chiffre exact), dont les ¾ en shinkansen,
    • 138 km en métro,
    • 82 km en voiture (dont 3 en voiture automatisée),
    • 58 km en camion malaxeur de béton,
    • 36 km en monorail,
    • 28 km en tramway,
    • 24 km en autobus et
    • plusieurs km en remonte-pente et funiculaires,
  • avoir marché 141,4 km,
  • avoir visité les villes de Tokyo, Osaka, Kyoto, Koyasan, Tokushima, Awa Ikeda (Miyoshi), Oboke, Higashi Iya (vallée de l’Iya) (Mi-no-koshi et Kubo), Fukuoka/Hakata, Nagasaki, Himeji, Kobe et Shirahama,
  • avoir eu seulement 2 jours de pluie sur 18,
  • m’être fait mijoter dans 3 onsens et 1 sento,
  • être allé à la plage 1 fois,
  • avoir grimpé 5 montagnes,
  • avoir visité
    • 19 temples/sanctuaires,
    • 6 jardins d’envergure,
    • 4 châteaux,
    • 4 musées et
    • 2 salles de montre (Sony et Toyota),
  • avoir passé 7 heures à magasiner,
  • m’être perdu 5 fois dont 2 en montagne,
  • avoir vu 4 longs métrages et 5 courts métrage (exclusivement dans l’avion),
  • avoir lu 3 livres (dont les deux derniers Dune),
  • avoir pris 558 photos (336 publiées) et 6 petits vidéos,
  • avoir couché 12 nuits dans des auberges de jeunesse, 2 nuits dans des hôtels capsule, 3 nuits dans des ryokan et 1 nuit en montagne, sans avoir assez dormi (comme d’habitude),
  • avoir mangé
    • 6 bols de ramen (ou de champon),
    • 5 bols de udon,
    • 3 bols de soba,
    • 33 sushis,
    • 19 gyoza (hmmmm…. Gyoza),
    • 2 repas (genre 14 brochettes) de yakatori agrémenté de natto ou de wasabi,
    • 1 okonomitaki aux crevettes et aux oeufs coulants
    • 200 g de boeuf de Kobe,
    • du fugu en sashimi,
    • 3 curry,
    • 4 bento (en particulier du tori bento),
    • 15 morceaux de sandwichs,
    • 4 déjeuners considérés occidentaux,
    • 11 onigiri (boulettes de riz)
    • 6 bols de grub de riz (genre oyakodon mais généralement non identifiable sauf pour les oeufs),
    • 6 repas d’Air Canada (ça aussi ce n’est pas identifiable),
    • 2 bananes,
    • 4 pommes,
    • 3 beignets fourrés aux haricots (noirs et blancs) : des imagawayaki,
    • 4 gaufres,
    • 1 frite au caramel,
    • 15 litres de thé et
    • 5,5 litres de boisson quelconque,
  • avoir passé 22 heures sur Internet à écrire ce blogue, répondre à des messages et commenter des photos,
  • avoir perdu 5 kg,
  • avoir dépensé beaucoup de yens,

me voici de retour chez moi.

Mon verdict :

Le Japon est un pays de contrastes, d’extrêmes et de paradoxes. Je vais définitivement devoir y retourner car il m’en reste beaucoup à découvrir.

J’ai passé un excellent voyage. Je n’aurais pu espérer mieux. Que dire de plus!

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C’est presque fini

21 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Comme toute chose doit avoir une fin, je m’envole pour le Canada aujourd’hui…

Cependant, hier j’ai pu profiter une dernière fois des onsen japonais. Celui-ci, le Oedo-Onsen, est un onsen deluxe. L’eau est supposément puisée dans le sous-sol de Tokyo à 1400 m de profondeur. Il y avait aussi des rotemburo (des bains à l’extérieur). À la pluie battante, la belle vie quoi.

Aussi, puisque mon ryokan de Tokyo était dans le même coin, j’en ai profité pour aller visiter le quartier des « articles de cuisine ». 1 km de boutiques qui ne vendent que des gugusses pour manger. Il y a un quartier comparable pour les articles de sport et pour les livres. Il ne faut pas oublier le quartier de Akihabara (où j’ai couché le premier soir) où il y a des millions de boutiques d’électroniques et de manga. Tout ça à Tokyo.

Quand je serai revenu chez moi, j’en profiterai pour compléter mon photo reportage en plus d’ajouter quelques photos à mon blogue!

Je vous donnerai mon verdict sur le Japon bientôt.

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De nouvelles photos commentées

20 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

J’ai publié de nouvelles photos que j’ai commentées. Entre autres, celle de mon souper de fugu de l’autre fois.

Rien d’autre à signaler autre que mon retour à Tokyo.

Je me suis pointé sans réservation dans un petit ryokan du nord-est de Tokyo. Il restait qu’une seule place. Je suis un peu chanceux.

C’est comme pour se retrouver en ville. Je prends un chemin relativement au hasard et j’arrive presque toujours directement à l’endroit où je devais aller. La chance du voyageur?

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Une journée tranquille

19 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Comme le titre l’indique, j’ai passé une journée relativement tranquille. En fait, je suis allé à la plage (Shirahama pour ceux qui ont le courage de me suivre sur Google Maps)! Il fallait bien que je me trempe les pieds dans le Pacifique. Il ne m’en reste que 3… océans!

Ensuite, oooonnnnsssseeennnn! Les spas du Japon. Celui-ci était sur le bord de la plage! Donc… Bain chaud (brûlant) à l’acide sulphurique et océan froid (environ 15 degrés). Pour l’acide sulphurique, c’est tout à fait vrai. Il paraît que c’est très bon pour la peau et on sent l’oeuf pourri en prime. C’était très trippant!

En cours de journée, mon japonais s’est amelioré. Dommage que mon voyage tire à sa fin. Je m’explique…

En effet, je me suis heurté aujourd’hui à la rigidité japonaise et… à sa gentillesse légendaire en même temps. Il ne restait plus de place dans le wagon non-fumeur et, parce que je voulais partir plus tôt, j’ai dit au préposé aux billets que je tenterais l’asphyxie temporaire. De toute facon, il reste toujours des places de libres dans les wagons (genre des méchants gaijin qui réservent des places et ne les prennent pas). Donc, je m’assois un peu au hasard dans le wagon pour non fumeur. Comble de malheur, il y avait un contrôleur dans ce train – ça arrive 1 fois sur 3. Quand il a verifié mon billet, même si j’ai baragouiné que je m’étais trompé et que je ne fume pas bla bla bla, rien a faire. Je devais aller à ma place.

Après 10 minutes, plus capable. Je suis tout vert et incapable de respirer. Je décide donc de faire le trajet debout. J’aurais pu aller dans les wagons « non-reservés » mais j’ai decidé de faire une protestation silencieuse. Je me suis installé debout entre deux wagons. Finalement, le contrôleur me voit et me pose certaines questions. Après des réponses sans doute douteuses, il me trouve une belle place juste à côté d’où j’étais assis 15 minutes auparavant. J’ai déjà chialé que l’anglais des japonais est incomprehensible. Le japonais des québécois l’est probablement encore plus!

En passant, mes photos se trouvent à ici . Ou cliquez sur l’image du livre sur le Japon un peu plus bas!

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Aujourd’hui, que des hauts!

18 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Toute une journée!

Le train rapide, au Japon, c’est encore mieux que tout ce que vous pouvez imaginer. Avec ce merveilleux moyen de transport, voici ce qui est possible de faire en une seule journée…

Après m’être levé relativement tôt comparé à mes compagnons de chambre (c.-à-d. 7:00), me voici parti de Fukuoka pour Shin-Osaka. Après avoir déposé mes bagages à l’auberge de jeunesse, je repars en train pour aller me balader à Himeji. Il y a un château japonais digne de mention (voir les photos). Marche, marche… Photos, photos… Magasinage, magasinage… Et un peu de train plus tard, je me retrouve à Shin-Kobe (banlieu de Kobe) pour souper. Regardez le trajet sur Google Maps. Vous allez être surpris.

En sortant du train, deux charmantes espagnoles cherchent le même resto que moi : le Wakkoku. En bonne compagnie, je me paie la traite : je me commande un filet mignon de boeuf de Kobe. Ma seule extravagance de mon voyage.

Bon… Vous pensez sûrement que la réputation du boeuf de Kobe est surfaite… Que c’est une légende urbaine. Un mythe pour attirer les touristes ou une facon artificielle d’augmenter son prix. Et bien voici le verdict : le boeuf de Kobe ne devrait même pas s’appeler « boeuf » tellement que c’est bon. Jamais je ne verrai le boeuf de la même facon. La première bouchée change la vie de quelqu’un de façon irrémédiable. C’est aussi bon que ça. J’aurais bien dit au chef de laisser faire le riz, les légumes et tout le reste pour ne manger que du boeuf mais enfin… 200 g plus tard, j’ai toujours un sourire indécrochable.

Pour terminer la journée, je me trompe de train. Au lieu de prendre le Hikari pour Shin-Osaka, je prends illégalement le Nozomi. Wow! Lui il va vite. Près de 300 km/h. Kobe -> Shin-Osaka en 12 min. au lieu de 15!

Quelques faits divers :

  • Vive le train! Je rêve du jour où on va avoir une liaison Québec-Windsor en train rapide. Mais comme d’habitude, au lieu d’aller chercher l’expertise ailleurs (au Japon), on va réinventer la roue… Chauvinisme québecois? canadien? Pis on va sûrement se faire dire qu’avec les hivers canadiens, ça va coûter plus cher ou on ne pourra pas aller aussi vite. Des petites nouvelles pour nos décideurs. Les hivers du nord du Japon sont pires que les nôtres. Et eux, ils ont des trains à très haute vitesse.
  • Dans toutes les grandes villes japonaises, il existe un monde souterrain insoupconné. Quelqu’un pourrait probablement passer sa vie dans le sous-sol de Tokyo ou de Osaka. Tout est relié.
  • Des frites au caramel et bien, ça goûte les frites au caramel!
  • Les beignes fourrés aux haricots sucrés, c’est pas mauvais.
  • La barrière de la langue existe vraiment. En 2 semaines, je n’ai eu que deux conversations elaborées. Moi qui aime parler…

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Aujourd’hui, drôle de journée.

Je me lève, tout racké de ma randonnée en montagne… Dans ma douche (la douche porte toujours conseil), je décide finalement d’aller à Nagasaki. Ouf! Après ma visite à l’endroit où la bombe atomique a explosée et, surtout après la visite du musée commémorant l’événement, je suis sorti un peu déprimé et prêt à organiser une marche planétaire contre la bombe atomique, la guerre en général et les imbéciles qui n’arrivent pas à s’entendre. Bon… Enfin…

La larme à l’oeil, j’ai donc décidé de prendre le tramway pour aller me recueillir dans le plus vieux temple d’un ordre bouddhiste obscur du Japon. Je vais essayer de retrouver le nom.

Quelques photos plus tard et après un autre 2 heures de train, me voici revenu à Fukuoka (ou Hakata – qui vend dire ramen en passant) avec la folle idée d’aller enfin manger mon (roulement de tambour) fugu. À part ma soupe aux palourdes qui n’a vraiment pas voulu coopérer – j’en ai renversée la moitié sur moi – c’était très bon. Oy shi katta comme les japonais disent. Le fugu, ça goûte (goût et texture) vraiment comme des gummi bears sans les fruits et en plus caoutchouteux. Le filet lui même n’est pas vraiment dangereux et n’a pas d’effet toxique. Il y avait plusieurs lambeaux de peau cependant. Et là, on peut sentir la tetrodotoxine! J’ai encore la langue un peu engourdie.

Je n’ai pas eu le temps de prendre de photo car je voulais aller me changer au plus sacrant. J’en prendrai une demain. En attendant, voici ce qu’il y avait dans mon super plateau :

  • Du riz
  • 3 grosses crevettes en tempura
  • Soupe aux palourdes avec des vraies palourdes incluant le coquillage
  • Des légumes japonais des montagnes inconnus incluant des shitake – ça veut simplement dire champignons
  • Du fugu en sashimi (cru) avec des oignons verts et un peu de pâte de piment (je crois)
  • Et du sake pour me donner du courage! – en passant, il ne me l’ont pas chargé, je crois que je faisais pitié

Bon… Sur ce, je vais aller m’étendre. Mon bras gauche commence à être engourdi! Ahahahahahahahahha!

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Quelle aventure!

16 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Je suis enfin revenu parmi la civilisation (avec des accents en prime – à force de gosser, on finit par y arriver). Aujourd’hui, je suis arrivé à Fukuoka et je traîne dans un café Internet parce qu’il fait froid, mes vêtements chauds sont tout crottés et on ne sait pas trop s’il va pleuvoir ou non. De toute façon, c’est le soir qu’il se passe des choses ici il paraît… Revenons quelques jours en arrière…

Des montagnes, des vraies montagnes.

Voici un « bref » exposé de mon aventure dans les montagnes japonaises de l’île de Shikoku.

Je prends le train pour Awa Ikeda. Le Shinkansen, ça va vite en titi. Les trains locaux, c’est une autre chose…

Quelques heures plus tard, je me ramasse à Oboke (en passant, cherchez avec Google). Je pensais faire une bonne affaire en allant directement là-bas et me trouver un petit ryokan (auberge traditionnelle japonaise) mais, arrivé dans ce village (hameau est un terme plus exact), il ne reste plus de place à l’endroit où je pensais rester. Il est 20:00 et il pleut… Retour à Awa Ikeda.

Je m’essaie donc pour l’auberge de jeunesse de la place. Plus de place et en plus, c’est hyper compliqué pour se rendre. Ça ne va pas bien. Je demande donc au contrôleur des trains de m’indiquer où je pourrais passer la nuit. Il m’indique 3 endroits. J’essaie le premier… Un charmant ryokan tout équipé en toilette autonettoyante de derrière et de douches à la japonaise multifonctions. Une aubaine en plus, à peine plus cher que mes nuits dans l’hôtel capsule de Tokyo.

J’essaie donc de partir le matin très tôt (genre 6:30). Les japonais ne sont pas très matinaux en général. Attends donc jusqu’à 7:30 pour que la proprio de la place daigne se lever (très sympathique par contre). Je paie et part à l’aventure… Encore le train pour Oboke et c’est là que ça commence.

Pas moyen de trouver un bus. Pas même moyen de trouver un arrêt d’autobus. Donc, il me reste que deux choses pour parcourir les 55 quelques km jusqu’au pied du Tsurugi-san. Marcher ou faire du pouce. Je choisis la deuxième option même si le jeune homme (british je crois) du kiosque d’information à Tokushima me l’a déconseillé (avec un clin d’oeil – c’est le discours officiel).

Un premier homme me prend et me laisse à côté du pont en lianes de Kazurabashi. Encore plus que 40 km, environ. Je continue à marcher. 5 minutes, 10 minutes, 20 minutes. Quand il y a des voitures (genre une aux 3 minutes), elles ne s’arrêtent pas. Suis-je dans la m….? Étant patient de nature, je continue mon petit bonhomme de chemin. Une charmante dame de 46 ans (je sais bien des choses sur bien des gens maintenant) me ramasse dans sa petite voiture rouge pleine de toriniku congelé – c’est du poulet – qu’elle vend dans sa petite boutique. Sur le chemin, à Kubo, elle fait monter sa mère… (tenez-vous bien) dans le coffre de sa hatchback à côté du poulet. J’essaie de lui dire que ça n’a pas de bon sens mais que voulez-vous… Je suis leur invité. Elle arrête même dans un dépanneur pour m’acheter un peu de nourriture car elle croyait que j’allais tout acheter au pied de la montagne. En passant, tout est fermé là-bas à ce temps-ci de l’année. Pour faire une histoire courte, elle va même me porter jusqu’au pied de la montagne. Les japonais sont comme ça. Quand on rencontre une bonne personne…

Me voici donc au pied du Tsurugi-san. Étant un peu paresseux de nature, je décide de tricher un peu (surtout qu’il pleut et qu’il est dépassé midi). Je prends donc le remonte-pente. Quelle aventure!

Rendu en haut, le plafond est bas. Tsurugi-san = 1954,7 m. Comme j’ai dit à mes enfants hier, j’ai touché aux nuages. Et des nuages, c’est humide. Après 45 minutes d’aller-retour sur les sentiers, je décide donc de me lancer sur le sentier qui m’apparaît le plus probable. Mon instinct, ma boussole et ma carte topographique en japonais ne me font pas défaut et, quelques 6-8 km plus loin, j’arrive enfin à ma cabane. Il est 15:00. Transi de froid et les pantalons tout mouillés – je devais traverser les herbes hautes durant de longues minutes – je décide d’arrêter tout ça là. C’était de toute façon le refuge où je devais coucher.

Quelques ramen instantanés, du thé et une boulette de riz plus tard, je suis couché dans mon sac de couchage, près à y passer le reste de la nuit. Il est 17:00 et je fais dodo!

Il vente, il pleut, je crois même qu’il a grêlé. Mon envie de faire pipi me réveille vers 5:00 du matin. Il fait frettttttte dès que je sors le nez de ma momie. Lis un peu, prépare encore des *&$?/*&$ de ramen instantanés et me voilà près pour une autre journée dans mes vêtements humides et glacés. Le truc, pour se réchauffer, c’est de manger comme un cochon (même quand c’est pas bon) et de bouger.

7:00 Départ pour Miune-san. Encore la tête dans les nuages… Mais là, vers 9:00, le soleil ose se pointer. Ahhhhhhh! Quel soulagement. Ironiquement, il ne me reste qu’un problème à résoudre, mon approvisionnement en eau. Au Japon, depuis le début du mois de mars, il a fait très beau et très chaud. On vit donc une petite sécheresse et toutes les sources d’eau indiquées sur ma carte sont taries. Il ne me reste qu’un maigre litre d’eau et je souhaite de trouver une source quelque part.

Marche, marche, marche, monte, descend, monte encore, descend, fait un peu d’escalade et me voici au sommet du Miune-san (1893,4 m). Je suis supposé de faire cette marche en 6 heures. Je l’ai fait en 4h10. Pour les pas forts en calculs, il est 11:10. Une heure avant, je m’étais heureusement trouvé un trou d’eau (vraiment un trou d’eau). Mais pourquoi m’inquiéter? Juste à côté du sommet, il y a une belle mare à canard accompagnée d’une belle petite cabane à deux étages où il est possible de coucher une quarantaine de personnes.

Encore des /(*&$/(*$& de ramen (au cari cette fois-ci) et là il faut que je prenne une décision. Je reste où je redescends? Si je redescends, par quelle route? Armé encore une fois de ma carte topographique et de ma boussole, je décide de prendre ma route originale : la panoramique. Je me dis qu’à la vitesse où je marche, je devrais être rendu en bas à 17:00.

Après m’être perdu dans les hautes herbes deux fois et d’avoir fait preuve d’un peu d’arrogance en pensant que j’avais parcouru le restant en 3 heures au lieu de 4 heures (donc je n’ai pas pris le bon chemin encore une fois), je me retrouve à Kubo (16:45), prêt à revenir à Awa Ikeda où j’avais laissé mon trop plein (2 kg de gogosses). Encore du pouce, du train et me voilà de retour!

Pour les mordus de plein-air, mon sac à dos, incluant tente, sac de couchage, 3 l d’eau et bouffe pour 4 jours (on n’est jamais trop prudent) = 11 kg.

En passant, du sommet du Tsurugi-san jusqu’à mon retour à Kubo, je n’ai rencontré personne, nada, niet. Même pas de loin. Les montagnes m’appartenaient.

C’était donc mon aventure!

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Dans les prochaines heures/jours, vous n’aurez plus de mes nouvelles. Ne vous inquiétez pas, je vais juste dans l’arrière-Japon sur l’île de Shikoku. Voici mon plan : partir en train, planifier mon expédition en montagne(s), partir en montagne(s), revenir de la montagne 3-4 jours plus tard reposé et serein, revenir dans un endroit où les liens de communication sont modernes et où ça baragouine un peu d’anglais, vous écrire. Donc, si la température est clémente, retour en ligne le 16 avril.

Aujourd’hui, je suis allé à Koyasan. Chercher sur la chose sur Google! Désolé, il faut que j’aille faire dodo. Le décalage frappe fort…

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Un autre ami japonais

10 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Hier soir, j’ai fait une drôle de rencontre : un retraité de 74 ans de Chiba (entre Tokyo et l’aéroport de Narita) qui est en visite à Osaka. J’ai finalement fait mon tourisme de la journée à Kyoto avec lui. À 74 ans, ça ne va pas vite. Mais j’ai quand même eu le temps de faire pas mal tout ce que je voulais faire. Juste plus lentement! Merci Yoshi-san pour tous les bons trucs que tu m’as donnés en plus des leçons de japonais.

En passant, le transport en commun au Japon c’est quelque chose. Méchante organisation. Pas du tout ce que l’on retrouve à Québec. ;-) La seule partie assez incroyable c’est que, quand les autobus sont pleins (les 800 avec des bras et des jambes qui sortent de partout, c’est de la petite bière), ils réussissent à faire entrer d’autre monde. Je crois que c’est comme le coffre de l’automobile de Harry Potter. Ils créent du non-espace! Voir d’autres faits en vrac plus bas.

Pour ceux qui me connaissent, j’ai enfin eu mon premier repas de poisson/fruits de mer. Il s’agit d’une crêpe/omelette japonaise. Ca s’appelle okonomiyaki. Pour les curieux, il y avait des crevettes minuscules rouge foncé, de la pieuvre, des oeufs (cuits et crus), beaucoup d’oignons verts, des haricots et plein d’autres choses aucunement identifiables. Verdict : oy shi katta (c’était délicieux).

Je n’arrête pas de visiter temples et châteaux. Juste à Kyoto, il y en a plus de 3000 selon mon ami retraité et une femme inconnue à qui il a demandé confirmation dans l’autobus – pour un japonais, il n’est vraiment pas gêné. Pour les fans d’événements médievaux, dans le Nijo-jo (jo = château), les planchers sont montés sur des vis spéciales qui font en sorte que le plancher craque par exprès. Ça sert à avertir les gardes d’un intrus. C’est sûr qu’un Salmarakien (de Bicolline) s’en tape comme dans l’an quarante puisque l’on s’auto-annonce des kilomètres avant de s’introduire dans tout bâtiment.

Les onsen, c’est totalement capoté. Un spa 2000 fois plus intense que ce que l’on connaît en termes de température. Celle du sauna approchait la température de la surface du Soleil et après le bain, je me sentais comme les nouilles que j’ai mangé ce midi. Et le bain froid est à peine plus froid que nos douches de vestiaire… Gang de wousse. Plus de détails plus tard.

Bon… Quelques faits en vrac…

  • Les japonais font du vélo sur les trottoirs. C’est un peu l’asile.
  • On monte dans les bus à l’arrière et on paie en sortant selon le kilométrage parcouru. Je vous laisse imaginer le mécanisme de contrôle. On sort à côté du chauffeur à l’avant…
  • Au lieu d’avoir des autobus au plancher bas, l’autobus descend d’environ 25 cm seulement du côté gauche à tous les arrêts.
  • Pour économiser de l’essence, le chauffeur arrête son moteur à tous les coins de rue et arrêts. Les 3-4 premières fois que c’est arrivé, j’étais sûr que l’on était tombé en panne. C’est ce qui se passe à Québec quand le moteur de la bus arrête!
  • Il y a 45 12 machines distributrices à tous les coins de rue. Elles vendent de la bière, des cigarettes, du thé, des boissons gazeuses et de l’eau. Très pratique quand on a soif!

C’est tout pour ce soir. J’ai encore mis quelques photos en ligne

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Ouin… Il faut croire que j’ai une gueule sympatique. Dans les restos, je me fais offrir bière et sake régulièrement. C’est encore pire dans les auberges de jeunesse…

Autre chose… Vive la laine mérino. Je vous laisse deviner pourquoi (ça a rapport avec la senteur).

Si j’ai un peu de temps, au lieu d’écrire des niaiseries ici, je vais mettre des descriptions à mes photos. D’autres photos sont en ligne.

En vrac :

  • Ça fume dans les restos, hôtels, etc. mais c’est interdit dans la rue…
  • À Kyoto, des gaijin, il y en a partout.
  • Les gamins de 7-8 ans se promènent en plein centre-ville seuls pour aller à l’école. Je ne crois pas qu’ils aient les mêmes problèmes d’enlèvement…
  • En 4 jours, j’ai vu ma première station service (pour l’essence). C’était dans le fin fond d’une ruelle. Toute une difference avec l’Amérique du nord où on en retrouve à tous les coins de rues.

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Un nouvel ami!

8 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Quand on dit que les japonais sont amicaux, c’est bien vrai.

Ce soir, dans un petit (très petit) resto où on faisait des brochettes maison à la japonaise (yakatori), le type à côté de moi m’a payé : une bière (en plus de celle que j’avais déjà bue), un schtroumpf de sake – un peu plus d’une coupe de vin – et deux brochettes de poulet dont une nappée de natto. Le natto est consideré comme le « fromage japonais ». Il s’agit d’haricots fermentés. Ils ont tous été surpris que je mange le tout sans faire de grimace, que j’en redemande et que je dise oyshikatta (c’est délicieux). Si on compare ça à des fromages que l’on mange assez régulièrement, ex. : gruyère des grottes, c’est assez doux. Ca goûte un peu le gouda mélangé avec du vinaigre de vin. Je me suis bien bidonné, moi qui suis supposément difficile!

Donc, en plus de m’avoir fait un ami : Rihei Sugiura (le nom et le prénom sont inversés je crois), je me suis saoulé la gueule.

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Enfin des photos…

8 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Je me suis trouvé un café Internet avec un accès complet à la machine (attention les virus, trojans et vers). Dans les faits, c’est le Costco des manga kissa où on peut même faire dodo.

J’ai donc mis une partie des photos de mon voyage. Je n’ai pas le temps des commenter, il faut que je change d’ »hôtel ».

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Pour l’informaticien qui sommeille en vous…

Vous seriez surpris du nombre de personnes qui oublient de se délogguer de leurs comptes Hotmail/GMail/Yahoo Mail sur des ordinateurs publics. Comme vous le savez, étant un peu freak en matière de sécurité, je me suis preparé avant de partir une clé USB avec mon propre Firefox, Miranda (pour Google Talk et MSN Messenger), GIMP (pour l’édition d’images) et un… antivirus!

À date, ça fonctionne bien sauf sur des ordinateurs de 1999 avec Windows 95. Enfin…

Ah oui… Même si les japonais sont en avance sur nous côté gadgets de toute sorte et accès à Internet (omniprésent), ils sont en retard pas à peu près en sécurité informatique et en design de site Web. Il y a de l’argent à faire ici! Nihongo ga hanasemas ka quelqu’un?

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Le quotidien japonais

7 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

À part certaines differences culturelles, physiques, alimentaires – finalement qu’a-t-on en commun avec nos amis japonais? – c’est dans le quotidien que je remarque le plus de différences. Entre autres, les gars (et les filles) prennent des douches assis – j’ai une photo à l’appui si je peux les publier un jour. Aussi, on couche en chemise d’hôpital… Je sais… Je suis un inculte. Il s’agit en fait d’un yukata.

Voici quelques mots inconnus des japonais (si le mot existe, je ne sais pas quand ils l’utilisent) :

  • poubelle : même si les rues sont très propres, il n’y a pas de poubelle nulle part
  • légumes : ils sont où les légumes?
  • fruits : il faut que j’aille dans des marchés publics sinon, pas de fruits, particulièrement au resto. Et même dans les marchés publics, on me vend pas facilement des fruits à l’unité. (2009-04-09) Il y a des fruits et des légumes dans les épiceries. Il suffit donc de trouver… les épiceries!
  • fibres alimentaires : je suis un peu constip… – pas de fruit, pas de légume, pas de pâtes ni de riz entiers… Une chance qu’il y a des haricots de temps en temps…

Je vais alimenter cette liste au fur et à mesure de mes-aventures.

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Hmmmmm… Ramen!

7 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Un incontournable pour un otaku comme moi : le Sony Building. Sauf pour un gagdet ou deux, rien pour écrire à sa mère finalement.

Ce midi, je suis entré dans un petit resto (15 places assises, 3 cuisiniers) dans le fin fond d’une ruelle de Shinjuku (le quartier hot d’hier). J’ai mangé les meilleurs ramen de ma vie. J’en revenais pas. De belles grosses nouilles al dente dans un bouillon sublime. Ne me demandez pas ce qu’il y avait dedans sauf, peut-être, du lait de soya (2009-04-28 C’est du dashi). Il y avait deux gros morceaux de chashu (porc) ce qui en fait un chashumen – facile le japonais!

Ensuite, j’ai fait ma grosse vache dans un pré – quelle insulte pour les Jardins nationaux de Shinjuku – tout l’après-midi.

Le décalage horaire me paraît dans la face.

Sans blague, j’ai passé l’après-midi à relaxer sous les cerisiers en fleur. Et quel est le sport national des japonais au mois d’avril? Photographier tous les cerisiers en fleur. Je crois que je suis pas pire car j’en ai photographié au moins 30…

Ce soir, curry ou resto inconnu… Le curry est très à la mode. Après, bière (Golden Gai) et/ou dodo.

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Shabu-shabu

6 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Dans certains livres et sur Internet, on m’a suggéré de goûter au shabu-shabu. Triste réalite, il ne s’agit que d’une simple fondue – avec du thé comme bouillon – avec un prix sortant de l’ordinaire ($$$). C’était quand même très bon!

Alors, pour déguster ce mets typiquement japonais (!), je me suis retrouvé dans l’arrondissement de Shinjuku. Ce que l’on avait « oublié » – pas sûr que c’était un oubli – de me mentionner, c’est que c’est un des deux/trois Red lights de Tokyo. Toute une expérience… Entre autres, 3 grands et gros afroaméricains m’ont accosté (à des moments différents) pour m’offrir certains services à saveur libertine. Grosses accolades et poignées de main à l’appui comme si on avait élevé les cochons ensembles. C’était très drôle!

Toujours pas de photos à l’horizon… Les dieux de la technologie ne coopèrent pas. Je vais aller brûler un message/lampion dans un temple aujourd’hui. Ça ne peut pas nuire!

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Photos…

6 avril 2009 | Publié par Eric Chartré

Il n’y aura pas de photos aujourd’hui non plus… L’ordinateur sur lequel je me trouve plante quand je branche ma caméra…

En attendant, je peux vous dire que le métro de Tokyo n’a plus de secret pour moi. Voici ce que j’ai fait aujourd’hui.

Et je suis retourné deux fois à mon hôtel capsule (j’ai qq bonnes photos).

Demain, la journée va être assez chargée ou peut-être pas!

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